Quai Branly : Le super ratage d'un musée dit " exemplaire" pour les personnes handicapées...
Quai Branly : Le super ratage d'un musée dit " exemplaire" pour les personnes handicapées...
Ce qui est le plus exaspérant pour les personnes handicapées est d'entendre des personnes soit disant compétentes ( architectes, représentants des Administrations, hommes et femmes politiques... ) s'exprimer dans les médias en diffusant l'idée que tout maintenant est prévu et conçu pour les personnes handicapées. Le quidam qui ne fait pas face a ce type de problème peut y croire mais seuls les principaux intéressés savent qu'il s'agit de paroles Lénifiantes et d'une propagande loin de la réalité de notre vie. Le Quai Branly en est un bel exemple.....
Faut-il en rire ou en pleurer ?
Le musée du Quai Branly risque de devenir le plus bel exemple de l'incompétence des architectes face au monde du handicap. Lorsque des têtes pétries de théories ne savent presque rien sortir de concret et adapté à la vie réelle...
Jacques Chirac a voulu et porté le Musée du Quai-Branly, qui a ouvert ses portes au public le vendredi 23 juin.
Le président de la République, ayant fait du handicap un de ses chantiers prioritaires, a insisté dès l'origine du projet pour que celui-ci soit non seulement accessible aux personnes handicapées mais « exemplaire » en ce domaine.
Le résultat est loin de répondre aux attentes. Et même de satisfaire à certaines des demandes précises qui avaient été formulées. A tel point que, au moment où le musée était présenté à plusieurs centaines de journalistes, la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité (CCDSA) n'avait toujours pas rendu son avis.
Voici quelques extraits des meilleurs articles à ce sujet sur Internet ( Vous pouvez lire l'intégralité des articles en suivant les liens ) :
" Accessible, mais pas en autonomie. Tous les espaces du musée sont accessibles, mais pas en pleine autonomie pour tout le monde : trop de pentes à gravir, des ascenseurs difficiles à trouver seul (des consignes ont déjà été données au personnel pour y conduire directement les visiteurs à mobilité réduite). L'ambiance obscure à éclairage ponctuel voulue par l'architecte pose problème à bien des visiteurs : "Où est la vitrine, où est le couloir ?". Les malvoyants seront en difficulté dans tous les espaces de la collection permanente, les innombrables vitrines placées les unes (trop) près des autres engendrent des pollutions visuelles et la multiplication des reflets gênants. Les aveugles devront se contenter de quelques éléments tactiles, sonores et braille disséminés le long des parois couvertes de cuir du "Serpent" (espace central sur le plateau d'exposition), s'ils parviennent à les trouver en l'absence de guidage par le sol. Ce corridor étroit à forte pente est également un lieu de passage, et le seul endroit où l'on peut s'asseoir !"
( Source : Yanous : http://www.yanous.com/news/topflop/topflop060623.html )
" Les tests effectués ont notamment révélé le problème que présente la rampe de 160 mètres de long qui fait la fierté des promoteurs de l'ouvrage, mais qui présente par endroits des pourcentages à 4 %. De même en ce qui concerne le "cheminement" enchâssé de pièces muséologiques. Ou un dévers donnant sur un mur en pente, rue de l'Université, et présentant un véritable danger. La CCDSA a dressé un inventaire précis des points à corriger mais, lors de sa dernière inspection, mercredi 14 juin, plusieurs des documents demandés manquaient. Elle n'a pas pu effectuer la visite prévue, évitant ainsi d'avoir à donner un avis défavorable "
" La démarche reposait sur la consultation, à chaque étape du projet, de groupes de travail associant spécialistes et représentants des personnes handicapées ; un impératif qu'a repris à son compte l'actuel ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres. Le 1er juin, il l'a encore répété devant la CNCH, "la culture, comme la cité, doivent être accessibles à tous et à toutes". Les représentants de l'Association des paralysés de France (APF) qui ont participé aux groupes de travail constitué en amont et vérifié l'avancée des réalisations, ne cachent pas leur déception : "Jean Nouvel est passé complètement à côté de la plaque", regrette Jean-Marc Bernard, responsable de la cellule cadre de vie."
( Source : Article paru dans l'édition du 18/06/2006 - Le Monde )
" « Jean Nouvel est passé complètement à côté de la plaque ! ». C’est ainsi que Jean-Marc Bernard, responsable de la cellule « cadre de vie » de la Commission nationale culture et handicap (CNCH), juge l’architecte du projet. A l’Association des paralysés de France (APF), on évoque un « bâtiment faussement accessible ». Sur quoi reposent ces diatribes ? C’est bien simple : d’abord une rampe d’accès de 160 mètres de long, avec des portions à 4 ou 5 % (on approche le dénivelé des cols de 4e catégorie que vont bientôt emprunter les cyclistes sur les étapes du Tour de France), cette dernière étant encadrée par un mur juste assez haut pour que les personnes en fauteuil roulant ne puissent rien voir de la vue alentour ; ensuite, un manque criant de places assises dans les lieux d’exposition pour soulager les personnes fatigables, hormis quelques cannes sièges branlantes… ; enfin, une ambiance sombre à l’éclairage ponctuel, des vitrines trop proches les unes des autres, engendrant reflets et pollutions visuelles rédhibitoires pour les mal voyants. Sans oublier la circulation complexe pour se rendre, par ascenseurs interposés, du hall principal à la mezzanine, ou encore les carences de la conception muséographique (cartels descriptifs guère lisibles, pas assez d’éléments tactiles ou en braille pour les aveugles…). Même la Commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité (CCDSA), dont l’avis est impératif (depuis la loi du 11 février 2005) pour tout ce qui concerne l’édification de nouveaux lieux publics, constatant des lacunes, avait menacé le musée de délivrer une recommandation défavorable, tant que celui-ci ne s’engagerait pas à réaliser les aménagements nécessaires. Par un tour de passe-passe administratif, l’inauguration a eu lieu, sans que la CCDSA n’ait à émette d’appréciation préalable…
Et dire que l’intégration des personnes handicapées était un des trois chantiers prioritaires du quinquennat de Chirac. Encore raté ! "
( Source : Marianne en ligne : http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/socit/e-docs/00/00/65/B6/document_web.phtml )
" L'APF "tient à dénoncer un bâtiment faussement accessible". "Annoncé comme un modèle du genre, ce musée comporte pourtant de réelles anomalies", estime l'association.
Rappelant que la loi prévoit que les bâtiments neufs doivent être accessibles pour les personnes handicapées, l'APF juge que ce nouveau musée est "un exemple flagrant" des "problèmes de conception de l'accessibilité".
( Source : Agence France Presse du 20 juin 2006 )
Le plus amusant lorsque l'on se rend compte du grand "ratage" que constitue le Quai Branly , il faut oser lire l'article parlant du handicap sur e site officiel du musée... La propagande n'est pas morte et semble encore avoir de belles années devant elle ! ( A lire sans rire : http://www.quaibranly.fr/index.php?id=186 )
Simplement messieurs les architectes, retenez qu'a force de vouloir être original et novateur, on en vient à devenir incompétent et en complet décalage par rapport aux besoins réels des personnes qui devraient en premier lieu bénéficier de votre ingéniosité
Ce qui est le plus exaspérant pour les personnes handicapées est d'entendre des personnes soit disant compétentes ( architectes, représentants des Administrations, hommes et femmes politiques... ) s'exprimer dans les médias en diffusant l'idée que tout maintenant est prévu et conçu pour les personnes handicapées. Le quidam qui ne fait pas face a ce type de problème peut y croire mais seuls les principaux intéressés savent qu'il s'agit de paroles Lénifiantes et d'une propagande loin de la réalité de notre vie. Le Quai Branly en est un bel exemple.....
Faut-il en rire ou en pleurer ?
Le musée du Quai Branly risque de devenir le plus bel exemple de l'incompétence des architectes face au monde du handicap. Lorsque des têtes pétries de théories ne savent presque rien sortir de concret et adapté à la vie réelle...
Jacques Chirac a voulu et porté le Musée du Quai-Branly, qui a ouvert ses portes au public le vendredi 23 juin.
Le président de la République, ayant fait du handicap un de ses chantiers prioritaires, a insisté dès l'origine du projet pour que celui-ci soit non seulement accessible aux personnes handicapées mais « exemplaire » en ce domaine.
Le résultat est loin de répondre aux attentes. Et même de satisfaire à certaines des demandes précises qui avaient été formulées. A tel point que, au moment où le musée était présenté à plusieurs centaines de journalistes, la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité (CCDSA) n'avait toujours pas rendu son avis.
Voici quelques extraits des meilleurs articles à ce sujet sur Internet ( Vous pouvez lire l'intégralité des articles en suivant les liens ) :
" Accessible, mais pas en autonomie. Tous les espaces du musée sont accessibles, mais pas en pleine autonomie pour tout le monde : trop de pentes à gravir, des ascenseurs difficiles à trouver seul (des consignes ont déjà été données au personnel pour y conduire directement les visiteurs à mobilité réduite). L'ambiance obscure à éclairage ponctuel voulue par l'architecte pose problème à bien des visiteurs : "Où est la vitrine, où est le couloir ?". Les malvoyants seront en difficulté dans tous les espaces de la collection permanente, les innombrables vitrines placées les unes (trop) près des autres engendrent des pollutions visuelles et la multiplication des reflets gênants. Les aveugles devront se contenter de quelques éléments tactiles, sonores et braille disséminés le long des parois couvertes de cuir du "Serpent" (espace central sur le plateau d'exposition), s'ils parviennent à les trouver en l'absence de guidage par le sol. Ce corridor étroit à forte pente est également un lieu de passage, et le seul endroit où l'on peut s'asseoir !"
( Source : Yanous : http://www.yanous.com/news/topflop/topflop060623.html )
" Les tests effectués ont notamment révélé le problème que présente la rampe de 160 mètres de long qui fait la fierté des promoteurs de l'ouvrage, mais qui présente par endroits des pourcentages à 4 %. De même en ce qui concerne le "cheminement" enchâssé de pièces muséologiques. Ou un dévers donnant sur un mur en pente, rue de l'Université, et présentant un véritable danger. La CCDSA a dressé un inventaire précis des points à corriger mais, lors de sa dernière inspection, mercredi 14 juin, plusieurs des documents demandés manquaient. Elle n'a pas pu effectuer la visite prévue, évitant ainsi d'avoir à donner un avis défavorable "
" La démarche reposait sur la consultation, à chaque étape du projet, de groupes de travail associant spécialistes et représentants des personnes handicapées ; un impératif qu'a repris à son compte l'actuel ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres. Le 1er juin, il l'a encore répété devant la CNCH, "la culture, comme la cité, doivent être accessibles à tous et à toutes". Les représentants de l'Association des paralysés de France (APF) qui ont participé aux groupes de travail constitué en amont et vérifié l'avancée des réalisations, ne cachent pas leur déception : "Jean Nouvel est passé complètement à côté de la plaque", regrette Jean-Marc Bernard, responsable de la cellule cadre de vie."
( Source : Article paru dans l'édition du 18/06/2006 - Le Monde )
" « Jean Nouvel est passé complètement à côté de la plaque ! ». C’est ainsi que Jean-Marc Bernard, responsable de la cellule « cadre de vie » de la Commission nationale culture et handicap (CNCH), juge l’architecte du projet. A l’Association des paralysés de France (APF), on évoque un « bâtiment faussement accessible ». Sur quoi reposent ces diatribes ? C’est bien simple : d’abord une rampe d’accès de 160 mètres de long, avec des portions à 4 ou 5 % (on approche le dénivelé des cols de 4e catégorie que vont bientôt emprunter les cyclistes sur les étapes du Tour de France), cette dernière étant encadrée par un mur juste assez haut pour que les personnes en fauteuil roulant ne puissent rien voir de la vue alentour ; ensuite, un manque criant de places assises dans les lieux d’exposition pour soulager les personnes fatigables, hormis quelques cannes sièges branlantes… ; enfin, une ambiance sombre à l’éclairage ponctuel, des vitrines trop proches les unes des autres, engendrant reflets et pollutions visuelles rédhibitoires pour les mal voyants. Sans oublier la circulation complexe pour se rendre, par ascenseurs interposés, du hall principal à la mezzanine, ou encore les carences de la conception muséographique (cartels descriptifs guère lisibles, pas assez d’éléments tactiles ou en braille pour les aveugles…). Même la Commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité (CCDSA), dont l’avis est impératif (depuis la loi du 11 février 2005) pour tout ce qui concerne l’édification de nouveaux lieux publics, constatant des lacunes, avait menacé le musée de délivrer une recommandation défavorable, tant que celui-ci ne s’engagerait pas à réaliser les aménagements nécessaires. Par un tour de passe-passe administratif, l’inauguration a eu lieu, sans que la CCDSA n’ait à émette d’appréciation préalable…
Et dire que l’intégration des personnes handicapées était un des trois chantiers prioritaires du quinquennat de Chirac. Encore raté ! "
( Source : Marianne en ligne : http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/socit/e-docs/00/00/65/B6/document_web.phtml )
" L'APF "tient à dénoncer un bâtiment faussement accessible". "Annoncé comme un modèle du genre, ce musée comporte pourtant de réelles anomalies", estime l'association.
Rappelant que la loi prévoit que les bâtiments neufs doivent être accessibles pour les personnes handicapées, l'APF juge que ce nouveau musée est "un exemple flagrant" des "problèmes de conception de l'accessibilité".
( Source : Agence France Presse du 20 juin 2006 )
Le plus amusant lorsque l'on se rend compte du grand "ratage" que constitue le Quai Branly , il faut oser lire l'article parlant du handicap sur e site officiel du musée... La propagande n'est pas morte et semble encore avoir de belles années devant elle ! ( A lire sans rire : http://www.quaibranly.fr/index.php?id=186 )
Simplement messieurs les architectes, retenez qu'a force de vouloir être original et novateur, on en vient à devenir incompétent et en complet décalage par rapport aux besoins réels des personnes qui devraient en premier lieu bénéficier de votre ingéniosité
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