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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 14:19
Eh oui, Toyota ce n'est pas que de l'automobile... Ce groupe gigantesque possède aussi d'autres divisions qui essaient de définir quel sera le futur or toyota l'a bien compris, le futur passera par le handicap.

En effet, ce n'est un secret pour personne que la pyramide des âges se modifie très très vite et que le nombre de personnes agées augmente très rapidement dans notre société.

Qui dit âge plus élevé dit aussi handicaps plus nombreux.

Toyota l'a bien compris et même s'il fait actuellement très attention de ne pas trop mettre  ce domaine en avant pour des raisons purement marketing ( Toyota ne veut pas associer son image à des produits plus lents, moins jeunes qui pourrait faire fuir une partie de sa clientèle... Eh oui, c'est une réalité ! ) il n'en reste pas moins qu'il est en train d'activer ses recherches dans le domaine de la robotique applicable à toutes les maisons mais aussi sur de nouveaux concepts ciblant exclusivement le handicap.

C'est ainsi qu'est né son concept de la TAO LIGHT II, fauteuil roulant du "futur" : Voici en quelques grandes lignes son descriptif et le contexte dans lequel elle évolue :

Les plus de 65 ans devraient être 820 millions en 2025, contre 470 millions actuellement. Le phénomène est encore plus sensible au Japon, pays le plus vieux du monde où déjà 20 % de la population a plus de 65 ans. A l'horizon 2050, un Japonais sur trois aura dépassé cet âge.

La TAO-Light entend bientôt apporter une nouvelle réponse au problème de mobilité des seniors. Cette sorte de fauteuil roulant futuriste fabriqué à partir de pièces automobiles, a été développé par Aisin Seiki, un fabricant de systèmes de transmission qui travaille pour Toyota. La TAO-Light II, qui est destinée à des personnes dont la mobilité décline, est capable d'atteindre la vitesse de 6 kilomètres à l'heure.

Evidemment, il n'est pas encore possible de bénéficier de cet engin qui en est au stade de recherche et développement.

Toyota Yaris Handicap    Il n'y a toutefois pas que des projets, il existe aussi du concret mais qui rejoint le domaine de l'automobile

Il faut savoir que le constructeur a déjà adapté 37 de ses modèles automobiles pour cibler la clientèle agée et/ou handicapée. Le groupe fabrique ainsi dans son usine de Takaoka, une version dite "senior" du Ractis Verso (monospace commercialisé sous le nom Yaris en Europe). Dotée d'une rampe d'accès rétractable, cette voiture permet au conducteur de monter à bord plus facilement.

La Ractis pour personnes âgées est actuellement produite au compte-gouttes et n'est pas encore rentable. Mais du fait de l'évolution démographique, le groupe prévoit de gagner de l'argent d'ici à peine deux ans. Toyota reste toutefois assez discret et prudent car le concept de voiture pour personnes âgées n'est pas très vendeur. Toyota craint en effet qu'il ne fasse peur à une clientèle plus jeune, sans pour autant attirer les plus âgés, qui ne veulent pas acheter des produits étiquetés pour "vieux".

L'entreprise japonaise dispose également d'une filiale, Toyota Home, qui développe des concepts d'aménagement de maison spécialement pour les seniorset pour les personnes handicapées. Par un système d'ascenseur, on peut passer de sa voiture à son logement sans sortir de son fauteuil roulant. Plus originale, la porte du futur détecte à distance les clefs dans la poche du propriétaire et s'ouvre sans qu'il ait besoin de les chercher. Une innovation qui pourrait d'ailleurs séduire les moins de 30 ans question de réconcilier les besoins des personnes valides et moins-valides.
Par Philippe - Publié dans : Transport handicap et cars adaptés
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Lundi 14 août 2006 1 14 /08 /Août /2006 14:17

HANDICAP - EMPLOI  ET ... EUROS : Tout sur le travail pour personnes handicapées et les avantages financiers.


Continuons notre dossier spécial handicap et emploi. Nous restons cette fois en France pour aborder tous les secteurs qui relèvent d'une approche financière ( salaires, rémunérations, primes, aides.... )

La liste est assez longue mais je crois très exhaustive.. Alors, c'est le moment de sortir notre liasse d'Euros de notre poche et... d'essayer de la faire prospérer !



PRIMES A L'INSERTION


A - Objet

L’Agefiph peut concourir à l’insertion professionnelle des handicapés grâce aux fonds qu’elle collecte en versant une prime à l’insertion à l’employeur ainsi qu’au salarié.

B - Conditions d’octroi

La prime n’est versée que pour les embauches en contrat à durée indéterminée ou les contrats à durée déterminée d’une durée égale ou supérieure à 12 mois. La durée de travail doit en outre être au moins égale à 16 heures par semaine ou à une moyenne hebdomadaire de 16 heures sur l’année.
La demande de subvention, pour être recevable, doit parvenir à l’Agefiph au plus tard six mois après la date d’embauche.

C - Montant

La prime à l’insertion comprend :
une subvention forfaitaire de 1 600 euros attribuée à l’employeur pour l’embauche d’une personne handicapée ;
une subvention forfaitaire de 800 euros attribuée à la personne handicapée.


DISTINCTION EMPLOI MILIEU ORDINAIRE ET PROTEGE

Les personnes handicapées peuvent travailler en milieu ordinaire de travail ou en cas de difficultés importantes, en milieu protégé. Par ailleurs, même en milieu ordinaire de travail, des adaptations peuvent être mise en place.

A - Emplois en milieu ordinaire de travail

Le travailleur handicapé occupe un emploi dans une entreprise de droit commun et peut alors y occuper un emploi dans les mêmes conditions que les autres salariés ou avec un rendement réduit.

Des emplois à mi-temps et des emplois dits légers peuvent toutefois être attribués après avis de la Cotorep aux travailleurs handicapés qui ne peuvent être employés en raison de leur état physique ou mental, soit à un rythme normal, soit à temps complet.
Les services de l’emploi dressent et tiennent à jour une liste des emplois à mi-temps et des emplois dits « légers » et dirigent vers ces emplois, conformément à l’avis de la Cotorep, les travailleurs handicapés ne pouvant être occupés dans les conditions normales de la production.
Art. L. 323-29 ; R. 323-59 à R. 323-59-3 du code du travail.

B - Emplois en milieu protégé

Les personnes handicapées pour lesquelles le placement dans un milieu normal de travail s’avère impossible peuvent être admises si leur capacité de travail est au moins égale au tiers de la capacité normale de travail soit dans un atelier protégé, soit dans un centre d’aide par le travail.
Art. L. 323- 30 et D. 323-25-1 du code du travail.

Atelier protégé

Les ateliers protégés et les centres de distribution de travail à domicile sont créés par les collectivités ou organismes publics et privés et, notamment, par les entreprises. Ils sont agréés par le représentant de l’État dans la région et peuvent recevoir des subventions en application de conventions passées avec l’État, les départements, les communes ou les organismes de Sécurité sociale.

Les ateliers et centres de distribution de travail à domicile constituent des unités économiques de production qui mettent les travailleurs handicapés à même d’exercer une activité professionnelle salariée dans des conditions adaptées à leurs possibilités. Ils doivent en outre favoriser la promotion des travailleurs handicapés et leur accession à des emplois dans le milieu ordinaire de travail.

Les travailleurs handicapés employés dans un atelier protégé peuvent, avec leur accord et en vue d’une embauche éventuelle, être mis à la disposition d’un autre employeur.

Les conditions de cette mise à disposition sont fixées par des contrats écrits que l’organisme gestionnaire de l’atelier protégé passe d’une part, avec l’employeur utilisateur, d’autre part, avec le travailleur handicapé. Ces contrats sont passés pour une durée minimale d’un an, renouvelable une fois.
L. 323-31 et 32, R. 323-60 et 61 et D. 323-25-3 du code du travail.

Centres d’aide par le travail

Les centres d’aide par le travail (CAT), accueillent les personnes handicapés à partir de 20 ans ayant une capacité de travail inférieure ou égale au tiers de la capacité normale de travail et qui ne peuvent, momentanément ou durablement, travailler ni dans les entreprises ordinaires ni dans un atelier protégé ou pour le compte d’un centre de distribution de travail à domicile ni exercer une activité professionnelle indépendante.

Ces centres sont simultanément une structure de mise au travail et une structure médico-sociale dispensant les soins requis par l’intéressé et qui conditionnent pour lui toute activité professionnelle. Ils sont, pour la plupart, gérés par des associations de handicapés.

Les travailleurs handicapées peuvent ainsi y exercer des activités diverses telles que l’horticulture, l’agriculture, la menuiserie, la couture, l’objectif étant de permettre à des personnes d’accéder au milieu ordinaire de travail ou à un atelier protégé.

Les personnes accueillies en CAT ne relèvent pas de la législation du travail : le handicapé en CAT n’est pas soumis à un contrat de travail, ne peut être licencié ni soumis à une obligation de production précise.
Art. L. 344-2 à 7 du code de l’action sociale et de la famille.

C - Rapprochement du milieu protégé et du milieu ordinaire

Des mesures existent pour favoriser le passage du milieu protégé vers le milieu ordinaire. Ainsi, l’Agefiph peut octroyer des subventions visant à permettre aux personnes handicapées des centres d’aide par le travail (CAT) ou des ateliers protégés d’appréhender les réalités du travail en milieu ordinaire et d’acquérir des savoir-faire et des compétences professionnelles.

Le détachement en entreprise, mesure applicable pour les personnes handicapées en CAT permet ainsi la prise en charge de la formation du tuteur désigné dans l’entreprise et de la formation de la personne handicapée au poste occupé dans l’entreprise.
Concernant les personnes handicapées des ateliers protégés, l’Agefiph peut participer à l’acquisition de l’équipement directement utilisé par les travailleurs handicapés dans l’entreprise et lié au contrat de prestation, à hauteur maximale de 3/5 de sa valeur.


SALAIRE MINIMUM - GARANTIE DE RESSOURCES

Les travailleurs handicapés bénéficient d’une garantie quant à l’obtention d’un salaire minimum. La garantie de ressources des travailleurs handicapés (GRTH) assure un revenu minimal aux personnes handicapées exerçant une activité professionnelle, par le biais d’un complément de rémunération versé par l’État ou par l’Agefiph.
Art. L. 326-6 du code du travail.
Art. L. 243-4 du code de l’action sociale et de la famille.

a -  Emploi ordinaire

- Abattement

Le salaire des travailleurs handicapés ne peut être inférieur à celui qui résulte de l’application des dispositions législatives et réglementaires ou de la convention ou de l’accord collectif de travail. Toutefois, lorsque le rendement professionnel des intéressés est notoirement diminué, des réductions de salaire peuvent être autorisées.

La Cotorep fixe l’abattement pouvant être effectué par l’employeur sur le salaire versé au travailleur handicapé en raison du poste de travail qu’il occupe dans l’entreprise.

L’abattement ne peut être appliqué que dans le cas où le travailleur de capacité réduite et de rendement notoirement diminué a été reconnu handicapé. Il ne peut excéder :
pour la catégorie B : 10 % du salaire normalement alloué au travailleur valide accomplissant la même tâche ;
pour la catégorie C : 20 % de ce même salaire.

Dans le cas où les abattements opérés conduiraient à un salaire inférieur au SMIC, la décision est prise par le directeur départemental du travail et de la main d’œuvre si la réduction n’excède pas 10 % du minimum garanti et par le directeur régional lorsque la réduction est supérieure à 10 % de ce minimum.
Art. L. 326-6 et D. 323-11 à 16 du code du travail.
Art. L. 243-4 du code de l’action sociale et de la famille.

- Complément de rémunération

Dans le cadre d’un emploi ordinaire, lorsqu’un travailleur handicapé perçoit une rémunération inférieure au montant de la garantie de ressources, le complément de rémunération versé par l’employeur en même temps que le salaire, et soumis à cotisations de Sécurité sociale, est pris en charge par l’Agefiph.

Le complément alloué permet de porter le salaire du handicapé au niveau du salaire conventionnel normalement attribué au travailleur valide accomplissant la même tâche. Mais ce complément ne peut être supérieur à 20 % du SMIC ni porter le revenu garanti à une somme supérieure à 130 % du SMIC.
Décret n° 77-1465 du 28. 12. 77 modifié, art. 3 (JO 1977-12-30 p. 6304).

B - Emploi protégé en entreprise

Les travailleurs handicapés qui occupent un emploi dit « protégé » perçoivent un salaire qui ne peut en aucun cas être inférieur à la moitié du salaire normalement attribué au travailleur valide accomplissant la même tâche.

Elles ont en outre droit à un complément de rémunération égal à la différence entre le SMIC et le salaire versé par les employeurs, y compris les avantages en nature.
Art. R. 323-59-1 du code du travail.
Décret n° 77-1465 du 28. 12. 77 modifié, art. 4 (JO 1977-12-30 p. 6304).

C - Emploi en milieu protégé

Emploi dans un atelier protégé ou dans un centre de distribution de travail à domicile
Le salaire minimum est égal au SMIC affecté du même pourcentage que celui du rendement atteint par l’intéressé par rapport à un rendement normal. Il ne peut en aucun cas être inférieur à 35 % du SMIC.

Le montant de la garantie de ressources est fixé à 90 % du SMIC dès la période d’essai.
Lorsque le salaire versé par l’employeur est compris entre 35 % et 45 % du SMIC, le complément de rémunération est égal à 55 % du SMIC.
Art. D. 323-25-2 du code du travail.
Décret n° 77-1465 du 28. 12. 77 modifié, art. 4 (JO 1977-12-30 p. 6304).

Emploi dans un centre d’aide par le travail

Les handicapés employés dans un centre d’aide par le travail n’ont pas la qualité de salariés au regard de la législation sur le travail. Cependant les rémunérations qu’ils perçoivent ont un caractère salarial au regard de la législation de Sécurité sociale : elles sont soumises aux cotisations de Sécurité sociale mais non aux cotisations d’assurance chômage.

Le montant des ressources garanties est fixé à 70 % du SMIC à l’issue de la période d’essai sans que la rémunération du travail versée directement par l’établissement ne puisse être inférieure à 5 % de ce salaire. Lorsque la rémunération est comprise entre 5 % et 20 % du SMIC, le complément de rémunération versé ne peut être supérieur à 50 % du SMIC.

Des bonifications peuvent également être accordées au handicapé pour tenir compte du travail effectivement fourni. Dans ce cas toutefois, le total formé par la garantie de ressources et les bonifications peut atteindre 110 % du SMIC.
Décret n° 77-1465 du 28. 12. 77 modifié, art. 5 (JO 1977 12-30 p. 6304).

ALLOCATION COMPENSATRICE FRAIS PROFESSIONNELS


Une allocation est accessible aux personnes handicapées exerçant un travail régulier entraînant des frais supplémentaires liées au handicap. Y sont inclus les frais de transport, d’achat, d’aménagement de locaux, d’aménagement d’un véhicule, les frais de secrétariat spécifique…

Son montant varie entre 378,35 euros et 756,70 euros par mois et elle peut se cumuler avec les ressources dans la limite d’un plafond fixé à 7 102,71 euros jusqu’au 30 juin 2005.
Art. L. 245-1 à L. 245-11 du code de l’action sociale et de la famille.

AIDES POUR S'INSTALLER A SON COMPTE

Une subvention d’installation est mise en place pour les travailleurs handicapés qui s’orientent vers une profession indépendante ou libérale.

Pour en bénéficier, le travailleur handicapé créateur d’entreprise doit être dirigeant de la société et détenir au moins 50 % du capital, seul ou en famille avec plus de 30 % à titre personnel.

Ainsi l’Agefiph participe au financement d’organismes spécialisés pour l’accueil, l’accompagnement du créateur et le suivi de son projet, en complément des aides apportées par l’État. En outre, le travailleur handicapé peut bénéficier d’une subvention d’un montant maximum de 10 675 Euros en complément d’un cofinancement minimum de 1 525 Euros ainsi que d’une participation au financement de sa formation à la gestion dans la limite de 250 heures.

L'ensemble du dossier Handicap et Emploi sur le portail Handimobility
Par Philippe - Publié dans : Travail - emploi - stages
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